Insécurité : près de 1000 civils tués au Mali en l’espace de six mois


Selon le haut-commissaire aux droits de l’homme de l’Organisation des Nations unies, il y a eu au Mali une forte augmentation des activités extrémistes, des violations et autres atteintes aux droits de l’homme entre janvier et juin 2021. Une insécurité qui a entraîné la mort de plus de 948 civils.

Extrémisme violent, graves violations et atteintes aux droits de l’homme, « c’est à la suite du coup d’État de mai 2021, le deuxième en 10 mois que ces actes se poursuivent sans relâche », aux dires de Michelle BACHELET, haut-commissaire aux droits de l’homme de l’ONU. Des actes qui, selon elle, ont entraîné la mort de plus de 948 civils. Ils ont été tués, blessés et enlevés dans des attaques orchestrées par des groupes armés entre janvier et juin 2021.

Il est à souligner que le haut-commissaire aux droits de l’homme de l’ONU a indiqué que les abus s’étendent désormais à des zones auparavant épargnées dans le sud du pays. Aux yeux de Michelle BACHELET, l’impunité dont profitent les auteurs de ces crimes est un facteur majeur de cette insécurité grandissante.

Rappelons que courant 2021, de multiples attaques meurtrières ont été enregistrées par des organisations de défense des droits de l’homme, dont la Minusma, l’Association malienne des droits de l’homme (AMDH) et la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH). Le 8 août dernier, 51 personnes ont trouvé la mort dans une attaque attribuée à des groupes terroristes et qui a ciblé 4 villages de la commune de Ouatagouna dans le cercle d’Ansongo, dans la région de Gao au nord du Mali.

Cela illustre, entre autres, la détérioration de la situation de la sécurité à l’intérieur du Mali. Une insécurité qui se limitait au Nord en 2012, qui réside aujourd’hui au centre et gagne du terrain dans le Sud. Une telle situation inquiète et préoccupe.

Abdoulaye Konimba KONATÉ

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