Kino Bamako et Kabaret international : une quarantaine de jeunes formés aux métiers du cinéma


L’association Kilé a procédé le lundi 13 septembre 2021 à la double clôture de son Kabaret international et de Kino Bamako. Deux projets de formation et de production cinématographiques ayant touché une quarantaine de jeunes aspirants cinéastes maliens et produit une quarantaine de films courts métrages. 

Ils sont jeunes et passionnés des métiers du cinéma. Ce sont les kinoïtes, un mot emprunté à Kino, un mouvement cinématographique international dont le but est de réaliser des films sans budget et dans un certain laps de temps dans un esprit d’entraide et non compétitif, d’où sa devise : « Faire bien avec rien, faire mieux avec peu, mais le faire maintenant. » Une initiative portée par l’association Kilé au Mali à travers Kino Bamako et le Kabaret international et soutenue par la Fondation Doen, le Centre national cinématographique du Mali (CNCM), le Fonds Maaya et d’autres partenaires.

Après Kino Bamako en 2020 avec la formation d’une quarantaine de jeunes aux différents métiers du cinéma, dont la réalisation, le chef d’opération, le cadrage et le jeu d’acteur, la résidence du Kabaret international 2020-2021 s’est tenue du 30 août au 11 septembre 2021 à Bamako et Ségou. « Les activités de cette 2e édition de Kino Bamako ont démarré en 2020, mais elles avaient été interrompues par la crise sanitaire. Nous sommes heureux de pouvoir réaliser cette édition de Kino Bamako et du Kabaret international. Nous avons pu former 42 jeunes dont la moitié est allée faire des stages au Sénégal dans le cadre de Kino Terranga », explique Fatoumata Tioye Coulibaly, la présidente de l’association Kilé. À l’en croire, « 40 jeunes amateurs professionnels ont pris part au Kabaret international synonyme de la résidence de création, au cours duquel 44 films courts métrages de 5 à 15 minutes ont été réalisés ».

Cette initiative est appréciée à sa juste valeur par les professionnels du 7e art malien. Aux dires de l’expérimenté réalisateur malien Salif Traoré et non moins superviseur des formateurs de Kino Bamako, cette initiative est une belle alternative au manque d’écoles de cinéma au Mali. « Kino Bamako est une initiative salutaire parce que nous, nous n’avons pas d’école de cinéma au Mali. Ce sont ces genres d’initiatives qui viennent équilibrer les choses. Il faut remercier les initiateurs, car ils apprennent aux jeunes les bases du cinéma », explique le

Le réalisateur qui dit être impressionné par la qualité et le contenu des films réalisés à l’issue des ateliers.

Le représentant du Centre national cinématographique du Mali (CNCM) Bouna Cherif Fofana abonde dans le même sens et réitère l’engagement du CNCM à accompagner les initiatives de l’association Kilé. Il invite les partenaires de la culture au Mali à soutenir ces initiatives qui, selon lui aussi, comblent le vide de manque d’école de cinéma au Mali.       

Ces formations ont été conduites par des formateurs étrangers notamment d’Allemagne, de France, du Sénégal et du Burkina Faso venus prêter main-forte à des formateurs locaux. L’intérêt des jeunes Maliens pour le cinéma est incontestable au vu de l’engouement que suscitent les formations de l’association Kilé.  

Les prochaines éditions de Kino Bamako et du Kabaret international sont prévues en 2022 et 2023.   

Youssouf Koné 

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