Photographie : John Kalapo dans « Regards croisés Afrique de l’ouest-Provence » à Ouagadougou


Après l’édition 2020 du Festival Photographique d’Aix-en-Provence (Phot’Aix) en France, l’exposition « Regards croisés Afrique de l’ouest-Provence » à laquelle participe le photographe malien John Kalapo s’exporte dans la capitale burkinabé du 10 septembre au 2 octobre 2021.    

Faire découvrir l’art photographique d’un autre pays, donner la chance à de nouveaux talents, mettre en lumière de nouvelles approches, favoriser le dialogue et la coopération entre artistes français et artistes étrangers. Voilà les objectifs du Festival Photographique d’Aix-en-Provence (Phot’Aix) de France à travers son initiative «Regards croisés » qui tente de créer un lien entre les cultures de différents horizons à travers la démarche artistique d’artistes français et d’ailleurs. 

Pour son édition 2020 tenue du 7 octobre au 28 décembre « Regards Croisés »  accueillait au Musée des Tapisseries d’Aix en Provence l’Afrique de l’Ouest autour des photographes français qui exposaient en regard des photographes africains dont le duo John Kalapo-Nathalie Garrigou.

Dans le cadre d’un partenariat avec le Phot’Aix, l’Institut Français de Ouagadougou se dit est fier d’accueillir les travaux ses 8 photographes de la sélection pour sa première exposition de l’année. « L’idée a prévalu de solliciter l’Afrique de l’Ouest qu’un passé partagé unifie et distingue de celle de l’Est. Une histoire commune a façonné des traits de cultures partagées par les peuples Touaregs, Peuls ou Haoussas. Regards Croisés part à la découverte de la richesse artistique mais aussi humaine de cette partie du monde», peut-on lire dans un communiqué de l’institut.

Quatre regards croisés entre des photographes ouest-africains et français sont présentées depuis le 10 septembre sous la Rotonde de l’Institut Français de Ouagadougou : John Kalapo & Nathalie Garrigou, Namsa Leuba & Eric Bottero Prince Toffa, Louis Oké-agbo & Claire et Philippe Ordioni Nomwindé Sawadogo & Maguy Lentini.

Dans sa série exposée « Empreintes de mes rêves », John Kalapo se démarque de la culture de l’esthétique en dévoilant sans artifices des conditions de vie assez communes et franchement indigentes de sa société à travers la prise de vue de chambres à coucher. Ces images sont prises en instantané, sans mise en scène ou autre éclairage que la lumière naturelle qui peine à filtrer. Cette série de John Kalapo croise « Chambre avec prises de vues » de la photographe française Nathalie Garrigou qui fait elle aussi immersion dans les chambres à coucher mais sous un autre angle.     

Youssouf Koné

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