Mali : « Ça ne nous coûte pas grand-chose, le fait de ne pas aller hors de nos frontières… », répond le ministre de la Refondation à la CEDEAO


Faisant partie de la liste des personnalités visées par l’interdiction de voyage dans l’espace de la CEDEAO, le ministre de la Refondation, Ibrahim Ikassa MAÏGA, a réagi à la suite des récentes sanctions infligées aux autorités de la transition malienne par l’organisation sous-régionale de la CEDEAO. Cela s’est produit lors d’un débat controversé ce vendredi 19 novembre 2021 sur une chaîne étrangère.

« Ça ne nous coûte pas grand-chose, le fait de ne pas aller hors de nos frontières, d’autant plus que cela fait plus de 9 ans qu’il nous est interdit de voyager sur notre propre territoire », a déclaré Ibrahim Ikassa MAÏGA, le ministre de la Refondation de l’État. L’interdiction de voyage infligée aux autorités de la transition par la CEDEAO, semble laisser indifférentes les personnalités visées. C’est en tout en cas ce que le ministre de la Refondation, Ibrahim Ikassa MAÏGA, a mis en évidence.

Selon le ministre de la Refondation, en interdisant le voyage à 149 personnalités du gouvernement malien et du Conseil national de la transition, et en gelant leurs avoirs financiers, la CEDEAO quitte son domaine d’intérêt, « celui de l’intégration économique des États ». Aux dires du ministre Ibrahim Ikassa MAÏGA, les chefs d’État de la CEDEAO sont dans une conspiration politico-politicienne », avant d’ajouter que : « ces chefs d’État se servent du cas du Mali pour protéger leur propre personne », car, estime-t-il, ils (chefs d’État) ne sont pas sur le chemin de la bonne gouvernance.         

En effet, la pomme de discorde à l’origine de la brouille entre les autorités maliennes et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest demeure : l’organisation des élections en février 2022. Si la CEDEAO exige la tenue de ces élections à la date prévue, les autorités de la transition malienne préfèrent attendre l’issue des Assises nationales de la refondation pour fixer de nouvelles dates.

Par ailleurs, en décidant de maintenir ces assises, le gouvernement de la transition a ouvert un front non seulement contre ses partenaires qui sont la CEDEAO et l’Union européenne, mais aussi contre une majeure partie de la classe politique malienne qui, jusque-là, rechigne aux Assises nationales de la refondation.

Les autorités de la transition pourront-elles résister longtemps face à tous leurs adversaires ?  

Abdoulaye Konimba KONATÉ

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